Comme vous le savez, je parcours inlassablement la Toile pour trouver des perles rares, des diamants de créativité dans cet océan de médiocrité artistique au regard de laquelle Robert Bidochon himself prendrait des allures d'Alexandre le Grand.
Mais je persiste, fouillant de mon oeil torve des millions de pages d'inepties crasses, de monstruosités révoltantes, d'insultes au bon goût etc.
Et parfois je trouve ! Eureka ! allelujah ! Martine Aubrah !
C'est arrivé hier, alors qu'ayant juste terminé mon sandwich museau-mayonnaise quotidien, j'essuyais mes mains gourdes et luisantes de graisse à l'huile sur mon bleu de travail... et là, d'un coup, paf !
L'orgasme littéraire, comme on n'en connait que quelques uns dans sa vie.
La chanfion est d'un dénommé Corneille, et elle s'appelle "le jour après la fin du monde" (ce qui en soi est déjà un paradoxe mais on va pas chipoter).
ça commence comme ça :
Yeah yeah
Ouh ouhhh
Déjà on est tout de suite dans l'ambiance. C'est torché, concis, percutant. En un mot, ça swingue sa reum.
Vi, vi, vivez vos rêves, vos rêves
Ouhhohhhhhohhhhhh
Bon, ça c'est le refrain (j'ai passé un couplet faut quand même pas déconner); à mon sens le Ohohohohoh c'est quand il a enfin trouvé une fin utile à ce genre de légume insipide qu'on appelle concombre...
Pour l'instant, je vous laisse vous imprégner de sa prose, la goûter encore et encore comme un grand cru, on verra la suite plus tard.
En plus il est beau comme un pédalo, là je crois que je deviens jaloux.

